Burundi

ELEMENTS DE CONTEXTE

HISTOIRE

DEMOGRAPHIE

CONTEXTE SOCIO-POLITIQUE

Le Burundi est un petit pays d’Afrique centrale, dévasté par des années de conflit et d’instabilité politique. Les violences ethniques entre Hutus et Tutsis au milieu des années 1990 a causé la mort d’environ 300.000 personnes. Sur une période de 11 ans, plus de 1 million de personnes sont devenues des réfugiés dans les pays voisins, principalement en Tanzanie, ou ont été déplacées à l’intérieur du pays. Moins de la moitié sont rentrés chez elles. Le Burundi est également devenu le destinataire de près de 50.000 réfugiés, principalement en provenance de la République démocratique du Congo.

Après les efforts de réconciliation entre Hutus et Tutsis, le pays a peu à peu retrouver sa stabilité, et les réfugiés ont commencé à rentrer chez eux. Cependant, avec des ressources naturelles et une industrie limitées et sachant que 90% de la population dépend de l’agriculture de subsistance, les troubles du Burundi sont loin d’être terminés. Ce pays reste parmi les dix plus pauvres du monde. (Habitat for Humanity)

L’HABITAT

HISTOIRE DES VILLES – PATRIMOINE

Source : interview Monsieur Simbananive, Professeur de psychologie

– Un développement en lien avec la guerre civile de 1993

Les villes sont composées de vieux centres urbains, quasiment inchangés depuis l’indépendance du pays et de quartiers neufs qui font grandir le territoire urbanisé. A titre d’exemple, Bujumbura ne comptait que 300 mille habitants avant 1993 et en compte maintenant environ 800 mille !

Cette expansion urbaine est liée à la guerre qui a ravagé le Burundi (1993-1994) : les personnes qui habitaient les campagne sont venus s’installer dans les villes parce que c’était la seule possibilité pour eux de survivre puisque les terres agricoles avaient été ravagées. Ce fut surtout le cas des jeunes, que l’on retrouve dans les quartiers populaires, tels que KINAMA ou KAMENGE.

“Ce sont donc les mouvements de retour qui façonnent la distribution spatiale du peuplement et, de plus en plus, les formes de peuplement.” Concrètement, les habitants vont s’installer dans de nouveaux villages créés par le gouvernement burundais pour accueillir les réfugiés et/ou dans des villages existant, ce qui crée une croissance des bourgs ruraux. (1)

– Une très faible urbanisation

Selon le site e-geopolis, “le Burundi est un des pays le moins urbanisé de la planète, avec à peine 10% de sa population vivant dans une agglomération de 10.000 habitants et plus. La sous-urbanisation de ce territoire est encore plus frappante lorsqu’on met de côté sa capitale. L’enjeu de l’avenir de l’urbanisation dans ce pays se situe dans un tout autre registre que celui que suggère ces indicateurs. En effet, la particularité du Burundi réside dans l’extrême dispersion traditionnelle de son peuplement, alliée à des densités rurales parmi les plus élevées d’Afrique. Ces conditions, qui ont limité l’émergence d’agglomération au moins jusque dans les années 1980, risquent brutalement de créer l’effet inverse en provoquant un phénomène d’urbanisation massif comparable à ce que l’on observe dans l’Ouest du Kenya aujourd’hui. La diffusion spatiale du bâti entraîne une spectaculaire linéarisation d’un habitat traditionnellement espacé mais qui se rassemble aujourd’hui le long des rares routes du pays” (1)

– Une politique incitative pour créer son logement

Le Gouvernement burundais mène depuis un certain temps une politique incitative pour que chacun ait son logement, en obligeant tout homme qui veut se marier à avoir une maison “durable” pour sa famille.

HABITAT URBAIN

Le villes se sont donc étendues fortement, notamment suite aux guerres civiles de 1993-1994, vivant ainsi le phénomène d’étalement urbain ou urban sprawl. Exception faite dans les vieux quartiers, les habitants n’ont pas d’adresse et il faut se repérer grâce aux autres implantations qui les entourent (ex : un magasin, un carrefour, une école, …). Au Burundi, les Conseils de quartier sont appelés les “Conseils des Collines”.

Les habitants des villes sont en grande dépendance agroalimentaire vis-à-vis des campagnes. C’est sans doute un des grands défis que devra relever le pays dans les années à venir. De plus, contrairement à d’autres pays, il n’existe pas dans les villes burundaises de petits jardins permettant aux habitants de réaliser un peu de culture (agriculture urbaine).

HABITAT RURAL

L’habitat traditionnel est fait de huttes en bois et en paille, mais celui-ci est peu à peu remplacé par des maison en briques (ADOBE – système de briques crues ou cuites). les toits sont faits de tôle, de tuiles ou d’argile cuite.

Selon les régions, l’habitat présente des caractéristiques diverses. On trouve, par exemple, encore de nombreuses huttes traditionnelles sur le Haut Plateau.

Cette évolution n’est pas le fait du hasard. Il a eu lieu sous l’impulsion de plusieurs phénomènes :

  • les herbes choisies pour réaliser les huttes provenaient souvent des marais. Or elles deviennent de plus en plus rares parce que ces espaces sont maintenant réservés à l’agriculture intensive, comme celle de la pomme de terre.
  • Par ailleurs, les jeunes générations préfèrent que les espaces d’habitation soient bien définis. Ceci est davantage possible avec des maisons en briques qu’avec des huttes en paille.
  • Les modalités de construction ont aussi évolué. Les huttes étaient jadis construites en familles élargies, de manière collective. Les maisons de briques sont construites via de “professionnels” de la construction, ce qui est possible parce que les familles sont salariées et peuvent donc payer ce professionnel.
  • Enfin, avec les nouvelles possibilités en termes de mobilité, il est évident qu’il est aujourd’hui possible d’importer des matériaux qui ne poussent pas sur place. C’est le cas des tôles que l’on peut transporter sur le lieu de construction de la maison.

Aspects légaux

DROIT AU LOGEMENT

EXPULSIONS FORCEES

DROIT FONCIER

– LE DROIT COUTUMIER EN MATIERE DE PROPRIETE FONCIERE

Source : interview Monsieur Simbananive, Professeur de psychologie

Au Burundi, la propriété foncière appartient aux ancêtres de la famille. Il est dès lors interdit de vendre sa terre. Mais ceci n’a pas que des avantages car, en l’absence de documents prouvant cette propriété, il y a malgré tout moyen de s’emparer de la terre de quelqu’un. Historiquement, on dit que chaque famille possède “sa colline”, délimitée par des éléments géophysiques (ex : de l’eau, un bois,…). Il est dès lors interdit de vendre la terre de ses ancêtres, sauf s’il n’existe aucun preneur, même dans la famille élargie.

La situation en ville est un peu différente puisque des titres de propriété sont donnés aux habitants des villes.

On estime qu’aujourd’hui les conflits les plus importants que la justice ait à résoudre sont ceux qui ont trait aux conflits pour le foncier.

– DIMENSION URBANISTIQUE

Source : interview Monsieur Simbananive, Professeur de psychologie

Il n’existe pas de plan d’urbanisme. On peut trouver, dans un même quartier résidentiel, à côté l’un de l’autre un immeuble à plusieurs étages et des maisons de plein pied.

Les services d’urbanisme n’impose rien. On peut très facilement modifier une construction comme on le souhaite. Il existe une très grande liberté à ce niveau. Mais le revers de la médaille est que, même si quelqu’un a une preuve de propriété concernant un terrain, une autre personne peut facilement le lui prendre si elle possède un certain pouvoir. Des législations existent, mais il est normal de ne pas respecter les lois.

ACCAPAREMENT DES TERRES

PRATIQUES INTERESSANTES

Aspects sociaux et économiques

MARCHE DU LOGEMENT

QUALITE DES LOGEMENTS

HABITAT INFORMEL / BIDONVILLE / SANS-ABRI

ROLE DES POUVOIRS PUBLICS

Aspects culturel – religieux – symbolique

Aspects écologiques

Bibliographie et Sitographie

  1. Fiche du Burundi sur le Site e-Geopolis

PROBLEMES MAJEURS SELON LA SOCIETE CIVILE :

REVENDICATIONS MAJEURES DE LA SOCIETE CIVILE :

QUELQUES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE :

  • TERRE DES JEUNES DU BURUNDI = Organisme Non Gouvernemental agréé depuis 2010 et qui a pour objectif d’apporter sa contribution à la mobilisation face aux maux de la terre (dégradation de l’environnement – changement climatique – déforestation) qui mettent la planète en danger, notamment pour les générations à venir. Parmi les activités menées récemment, signalons un travail sur l’accès à l’eau ; des plantations d’arbres fruitiers, reboisement, travaux de type égouttage dans les quartiers, etc. Website.

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