Afrique du Sud

ELEMENTS DE CONTEXTE

HISTOIRE

DEMOGRAPHIE

CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE

L’HABITAT

HISTOIRE DES VILLES – PATRIMOINE

Un musée de l’habitat traditionnel propose un éco-musée construit suite à un film : Vidéo habitat traditionnel

HABITAT URBAIN

HABITAT RURAL

Aspects légaux

DROIT AU LOGEMENT

Le meilleur exemple de la reconnaissance du droit au logement comme un droit fondamental est celui de la Constitution de l’Afrique du Sud, qui prévoit à sa Section 26 que :

“1. Chacun a droit à un logement convenable”.

“2. L’Etat prend les mesures législatives et autres jugées raisonnables, dans les limites des ressources disponibles, pour assurer la réalisation progressive de ce droit”.

“3. Nul ne sera expulsé de chez lui ni verra son logement détruit en l’absence d’une décision de justice prise après examen de toutes les circonstances pertinentes. Aucune législation n’autorisera des expulsions arbitraires.”

Sa Section 28 stipule que :

“1. Chaque enfant a droit au logement”.

La Constitution sud-africaine (aux Sections 7 et 8) prévoit également que l’Etat a l’obligation de respecter, de protéger et de réaliser le droit au logement, ce qui s’applique à tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et à tous les niveaux de l’Etat (local, provincial et national).

Source : CETIM

A la fin du régime de l’apartheid, l’objectif du nouveau gouvernement installé (1980) a été d’offrir à la population “une structure résidentielle permanente avec une sécurité foncière, l’intimité et une protection adéquate contre les éléments.” (in Housing Subsidy Scheme, department of Housing, Pretoria, 1995, 222 p.)

MAIS …

“Malgré les protections juridiques et les politiques de logement ambitieuses, des millions de Sud-Africains vivent dans des conditions d’insécurité foncière, et des centaines de milliers de personnes ont été expulsées sans recours légal au cours des 10 dernières années.

La Constitution sud-africaine et d’autres instruments sud-africains au niveau législatif et politique sont souvent promus au niveau international en tant que modèles pour la protection et promotion du droit au logement. Par exemple, le National Housing Subsidy a été utilisé pour financer la construction de millions de foyers à travers l’Afrique du Sud depuis 1994.

Toutefois, les logements à faible coût sont généralement situées en périphérie des villes, loin des voies de transport. Dès lors, l’accès aux écoles et aux dispensaires ainsi que les moyens de subsistance, ont pour conséquence de forcer les gens à devoir choisir entre une maison et un revenu.

De nombreux Sud Africains à faibles revenus ont préféré risquer l’insécurité foncière et l’éviction possible en construisant des cabanes dans des quartiers informels car ceux-ci se situent plus près des moyens de subsistance, avec de faibles coûts de location et des frais minimes liés aux services urbains.

D’autres habitants Sud Africains à faibles revenus ont choisi une autre encore voie, encore plus risquée, en occupant des bâtiments abandonnés dans le centre-ville. Ils sont alors aux prises avec des conditions de surpeuplement, un manque d’hygiène, et la menace constante de l’expulsion. Tout cela afin d’être proches des moyens de subsistance ”.

Source : COHRE

EXPULSIONS FORCEES

DROIT FONCIER

ACCAPAREMENT DES TERRES

GROUPES VULNERABLES

  • Les jeunes
  • Personnes âgées
  • Les femmes

PRATIQUES INTERESSANTES

Il existe une sorte d’université expérimentale à Johannesburg qui travaille à développer – en collaboration avec d’autres universités du monde entier dont celle de Sydney – des solutions simples et bon marchés face au problème des déchets dans les quartiers spontanés. Source : Vidéo WASSUP, Design with the other – WASSUP = Water, Amenities and Sanitation Services Upgrate Project

Des jardins urbains sont mis en place pour aider les populations les plus pauvres afin de subvenir à leur besoin en nourriture dans certains quartiers. Source : Video du Projet Alibami

Aspects sociaux et économiques

MARCHE DU LOGEMENT

HISTORIQUEMENT

La population noire se situait soit dans les quartiers racialement séparés (Group Areas Act) comprenant surtout de l’habitat informel, soit dans des constructions formelles appelées townships. Le Group Areas Act : les gouvernements de l’époque ont voulu que les Noirs s’éloignent le plus possible des villes. Ils ne pouvaient accéder à la ville qu’avec un permis de travail ; la ville était planifiée suivant une logique raciale et économique ; le statut de résidents était précaire. En effet, les populations noires n’ont pas eu accès à la propriété avant les années ’80 et ne pouvaient obtenir qu’une location à durée très déterminée (10 ans, puis 30 ans). Les townships sont au départ des espaces peu denses et peu diversifiés, ne proposant dès lors pas les avantages de l’urbanité.

En 1950, ce Group Areas Act a divisé la ville selon des critères raciaux : la ville blanche d’un côté, les townships de l’autre. Ces townships comprenaient des maisons standardisées (les matchboxes) dans des rues très uniformes. Le gouvernement a construit de nombreuses maisons de ce type entre 1950 et 1967, voulant ainsi lutter contre l’habitat informel.

Ensuite, le gouvernement sud africain s’est lancé dans la construction de homelands, mais ces logements ont eu peu de succès. Les matchsboxes ont continué à se développer ainsi que les logements informels d’abord sous la forme de backyard shacks (constructions précaires d’arrière-cour), puis des camps de squatters.

La fin du gouvernement de l’apartheid marque l’arrêt de la politique de construction en milieu urbain. Ainsi, à la fin des années ’80 les camps de squatters sont devenus de plus en plus nombreux, montrant la gravité de la crise du logement.

Le Housing Subsidy Scheme : la fin de l’apartheid a fait entrer l’Afrique du Sud dans une phase de transition. En 1992, le National Housing Forum (NHF) est créé et a pour but de restructurer les institutions qui fonctionnaient au temps de l’apartheid, en proposant de nouvelles orientations. Cependant, la formule “une famille, un site” a tendance a promouvoir l’étalement urbain et à rendre les villes d’apartheid viables, plutôt que de transformer radicalement les structures de la ville.

DEFICIT DE LOGEMENTS

Le pays manque de plus d’un million et demi d’unités d’habitation (1998), situation héritée de la politique d’apartheid et renforcée par le manque de ressources des populations. Le passé historique du pays (apartheid) explique les déséquilibres urbains menant à de grandes difficultés de planification urbaine. 7 millions de gens vivent dans des habitats informels, avec peu d’infrastructures de base.

QUALITE DES LOGEMENTS

QUARTIERS INFORMELS / BIDONVILLES / SANS-ABRI

L’objectif du gouvernement est de formaliser les établissements informels (2700 établissements informels identifiés dans le pays). Le Breaking New Ground – BNG – vise à éradiquer ce type d’habitat dans les plus brefs délais. Cette politique veut mettre en place des logements sociaux, fournir des services d’ingénieurie et des équipements tels que des écoles – des cliniques – des commerces.

ROLE DES POUVOIRS PUBLICS

La National Housing Finance Corporation (Société financière nationale d’habitation) met en place les politiques publiques en matière d’habitat.

Plusieurs aides sont proposées aux personnes :

  • PEOPLE HOUSING PROCESS : Une aide est donnée aux communautés ou groupes organisés de ménages qui veulent auto-construire leur logement, en vertu d’un fonds PHP (People’s Housing Process = Processus de Logement Populaire). La formation et l’assistance technique peuvent faire partie de cette aide.

Les autres HOUSING SUBSIDIES :

  • Des subventions individuelles qui, selon les cas, peuvent être octroyées via la banque. Il est important de signaler que cette aide est donnée à part égale aux deux membres du ménage !
  • Des subventions pour des groupes de ménages. Dans ce cas, les candidats doivent passer par un processus long et complexe.
  • Des subsides pour rénover son logement
  • Des subventions octroyées à des organisations sans but lucratif (Institutional Subsidy = Subside Institutionnel) qui peuvent acheter – rénover – construire des logements qui mettent ces logements à disposition.
  • Un nouveau subside est proposé depuis 2012, afin que les personnes qui gagnent trop d’argent que pour obtenir un subside du gouvernement, mais trop peu pour accéder à un crédit bancaire, puisse malgré tout être aidé pour obtenir un logement.

Il existe une politique de LOGEMENT SOCIAL en Afrique du Sud : Social Housing Regulatory Authority. La définition du logement social est ici du logement abordable destiné aux revenus modestes. Le souhait est de promouvoir – à travers les politiques de logement social – un mode de vie qui soit plus communautaire, en impliquant les habitants dans la gestion courante de leurs logements. Une boîte à outils existe afin de guider les demandeurs.

Sources utiles :

Aspects culturel – religieux – symbolique

Aspects écologiques

Bibliographie

  • Documents from CETIM
  • Centre on Housing Rights Evictions – Website COHRE
  • “Politique du logement et politiques urbaines dans la nouvelle Afrique du Sud”, Ph. Guillaume (IFAS), 1998.

PROBLEMES MAJEURS SELON LA SOCIETE CIVILE :

REVENDICATIONS MAJEURES DE LA SOCIETE CIVILE :

QUELQUES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE :

  • COMMUNICARE = la plus ancienne société de logements sociaux à but non lucratif du pays. Suite à l’énorme crise du logement des années 20, un groupe de citoyens crée cette société afin de créer du logement pour les plus pauvres et de susciter des solidarités parmi les autres citoyens. Elle s’appelait la Citizen’s Housing League Utility Company. Son objectif est de créer des logements abordables en créant des communautés durables intégrées. Leur action principale est d’offrir du logement social, mais ils travaillent aussi pour permettre aux personnes d’obtenir des droits de propriété foncière. Video ENG sur la situation du logement et l’action de la sociétéSite Internet de COMMUNICARE – Les contacter.
  • ISLANDA INSTITUTE = Organisme qui développe le concept de droit à la ville et travaille en partenariat avec les mouvements sociaux et les ONGs. Leurs trois axes de travail sont la citoyenneté active, l’urbanisme en lien avec l’allocation des ressources et la gouvernance locale. Ils soutiennent le droit à vivre en ville, le droit d’accès aux ressources et le droit à la création de la ville par ses citoyens.
  • SOCIO-ECONOMIC RIGHTS INSTITUTE – SERI (of South Africa) = association sans non lucratif composée de professionnels, dévoués et experts pour ce qui est de l’aide juridique aux individus, aux communautés et mouvements sociaux en Afrique du Sud. SERI effectue des recherches appliquées, entretient des relations avec le gouvernement, prend part comme juristes aux réformes politiques et juridiques, facilite la coordination et la mobilisation de la société civile, et plaide dans l’intérêt public (la Clinique de droit SERI est inscrite en tant que centre juridique d’intérêt public). Leurs thématiques sont les suivantes: le logement et les expulsions – l’accès aux services de base – l’espace politique. SERI-SA Website – Les contacter

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